J’ai le rock n’ roll qui bourgeonne

Comme il est doux ce passage qui nous fait quitter l’hiver pour entrer dans un printemps tant attendu. Le soleil sortant de sa torpeur hivernale fait éclore les premiers bourgeons de l’arbustre renaissant et les premiers boutons sur le visage ingrat de l’adolescent déjà blasé par une existence trop morne. Sale petit con, à l’âge des rêves, des utopies et des révoltes, la plupart pensent – entre deux scéances d’onanisme extrême devant le calendrier de Clara Morgane – carrière, capital et retraite. Si jeune et déjà si vieux. C’est pourquoi je pose la question suivante: Faut il gifler un enfant qui veut devenir banquier ? Comme je n’ai pas envie d’attendre ta réponse, je vais répondre moi même, que bien entendu il faut le gifler avec en bonus, un bon coup de pied au cul.

Mais je m’égare et tu ne me dis rien, tu me laisses dériver sans sourciller. Moi qui pensait que tu étais un ami, je me carre le doigt dans l’oeil jusqu’au mollet, tu t’en tamponnes les balloches de ton petit Céd qui tente d’écrire sa chronique hebdomadaire, gratuitement en plus, pauvre forçat. Bon c’est vrai que vu la qualité littéraire, cela ne pèse pas trois kopecks, mais j’en demande pas tant … un p’tit ticket resto, une place pour un match du FC Metz, un billet pour le concert de Chimène Badi, j’sais pas moi, n’importe quoi ne valant pas plus que les trois kopecks susnommés.

Bref, revenons à notre printemps qui ensoleille le début de mon article. Deux jours de beau temps et déjà le cortège sordide des catastrophistes cathotiques qui vient nous les briser avec la pollution, mais qu’ils nous foutent la paix ces cons !

Pourquoi, soudainement viens-je te briser les portugaises avec mon analyse météorologique fort bien fondée d’ailleurs ? Et bien, parce que chaque année, dès que la saison des amours donne des ailes aux petits zoziaux qui se volent autour en se gazouillant des obscénités à base de « cui cui » et autres roucoulements ridicules, moi aussi je gazouille des obscénités à base de « t’as de beaux yeux tu sais » et autres « vous marinez chez vos harengs? ».

Mais j’ai surtout une farouche envie d’écouter un disque bien particulier. Celui qui au fil des ans est devenu mon disque du printemps. A tel point que le simple fait de m’en payer une tranche en hiver me transporte immédiatement vers ce liminaire d’été qu’est le mois de mars.

Tu as remarqué comme une simple mélodie peut te mettre la boite à souvenances en branle. Autant que la patisserie bossue de Proust.

Votre aimable serviteur ici présent l’ayant compris depuis longtemps, je sais m’en servir pour me replonger dans d’agréables souvenirs. Ainsi, pour mes vacances, je me réserve souvent un disque, je l’écoute pendant le trajet puis, régulièrement pendant le séjour. Eh bien, tu me crois ou pas ma biche, mais aujourd’hui, si je veux retourner à Castellane, descendre le Verdon en Rafting, il me suffit d’inserer dans mon lecteur l’album ‘J’voudrais voir les îles ‘ de Fred Blondin. Comme le picon bière dans ‘un singe en hiver’, la musique te chamboule l’espace temps, tu deviens toréador comme Bebel ou tu retournes sur le Yang-Tsé-Kiang comme Gabin, à ta guise mon pôte. Ecoute ton esprit et  ton cul suivra !

Et moi, dès les premiers rayons de soleil, le Cd qui m’attire est un disque méconnu, un peu confidentiel. Il s’agit de l’album Pride & Glory. Datant de 1994, c’est un projet à le tête duquel on retrouve Zakk Wylde, le phénoménal guitariste qui a accompagné pendant de longues années Ozzy Osbourne. A l’époque, en pleine tournée avec le prince des Ténébres, ce groupe était pour Zakk Wylde l’occasion de jouer sa propore musique, de chanter et se faire plaisir avec une bande de pôtes. Le disque sent bon le rock sudiste, cela oscille entre Lynyrd Skynyrd et Allman brothers, flirte avec Black Sabbath et Led Zeppelin. Bref du tout bon quoi. Il s’en dégage une bonne ambiance, une spontanéité propre à ceux qui n’ont d’autres ambitions que s’amuser et recevoir les sponsors des plus grandes marques de bières (dixit Zakk Wylde).

Alors si tu aimes un tant soit peu le rock n’roll, je ne peux que te conseiller vivement d’aller te prendre une binouse au frigo et la déguster en écoutant le bon son de Pride & Glory. Et si t’as encore soif, passes faire un tour vers l’album suivant de M.Wylde, un album acoustique, nommé Book of Shadows, une petite merveille.

Un conseil, celui là, fait le écouter en premier à la fille que tu veux séduire … elle va fondre et t’auras plus qu’à la cueillir, c’est du tout cuit, testé et approuvé. Tu peux me faire confiance, tu le sais, n’est ce pas ?

Tu me remercieras un jour de te t’aider à sortir ta vie sexuelle du désert qu’elle traverse.

Voilà pis c’est tout.

Clic le lien ci dessous:

Pride n’ Glory – Losing your mind

 

 

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